• Formation politique des jeunes

     Pour mieux comprendre les enjeux et les défis
    Le jeudi 26 juin 2014 s’est tenu  au siège du syndicat national des agents de la douane (SNAD),  un séminaire de formation politique d’une vingtaine jeunes issus de cinq arrondissements communaux de la ville de Niamey. Ce séminaire, le deuxième du genre,  dont le thème a porté sur    « les obstacles à la participation politique des jeunes : enjeux et défis » est une initiative de l’association Alternative Espaces-Citoyens  appuyée par  la Fondation ROSA Luxemburg.

    Formation politique des jeunes

    L’objectif pour les deux structures organisatrices est de créer les conditions nécessaires et utiles pour permettre aux jeunes de s’intéresser dès la base c’est-à-dire à l’échelon local, aux affaires politiques. Cette formation  a permis de renforcer de manière significative les capacités des jeunes à comprendre les véritables obstacles qui freinent leur participation politique et  leur a permis aussi de saisir les enjeux et les défis y afférents.
    Pour le premier conférencier, Amadou  Laoual Edmond, consultant en matière d’Education et de Formation, ancien ministre de l’enseignement supérieur et membre du Bureau politique de CDS Rahama ,  la jeunesse a toujours joué un rôle d’avant-garde dans la mobilisation des populations et leur sensibilisation à la chose publique. Il a ainsi rappelé  le rôle joué par « la Jeunesse pionnière » mise en place par le régime du PPN-RDA (Parti Progressiste Nigérien) au lendemain des indépendances puis la « Samaria »  sous le régime militaire de Seyni Kountché 
     .D’autres jeunes dira t-il  ont lutté au début des années 1990,  au prix de leur vie, pour instaurer la démocratie au Niger.   
      Le conférencier a d’autre part   souligné que  les partis politiques nigériens disposent  au sein de  leurs structures déconcentrées et nationales, des instances et organes spécialisées chargées de l’encadrement, de l’animation et de la formation politique des jeunes.
    La non-participation de la jeunesse aux activités politiques dira t-il, laisse à d’autres l’occasion de décider à sa place ;   Pour lui, le jeune qui s’engage sur le terrain politique doit  d’abord se dire qu’il  participe à une activité organisée, dans un cadre bien défini, avec des règles de jeu auxquelles il doit nécessairement s’y soumettre, sous peine de perdre ses illusions, de… déchanter.
    .Il a fini en disant que la jeunesse est le fer de lance du développement d’un pays. Les jeunes doivent nécessairement être impliqués dans la préparation et la réalisation des projets économiques, sociaux et culturels de nos  Etats. Disposant des atouts évidents que sont la motivation, la disponibilité, le dynamisme et l’ambition, les jeunes sont la pierre angulaire dit -il de toute initiative s’inscrivant dans un avenir proche et lointain. D’où la nécessité de les impliquer dans la réflexion et les actions politiques présentes et à venir conclut –il.
    Le second conférencier Abdouramane Idrissa, politiste et coordonnateur d’un programme en économie politique et gouvernance au Niger a souligné que  la participation doit se faire dès la base avec le devoir du civisme qu’il faut inculquer aux enfants.  Dès le primaire, l’on doit enseigner l’instruction civique aux élèves comme aux Etats Unis où on inculque dès le bas âge aux jeunes, certaines valeurs telles que : l’amour de la patrie, le respect des valeurs  démocratiques, le respect des biens publics,la laïcité…etc.
    Le problème fondamental de la jeunesse explique t-il  est la formation et l’emploi, conditions premières d’une participation effective.
    Parlant du Niger, le conférencier a dit que le Niger, comme nombre de pays d’Afrique sub-saharienne, à une population très jeune. La moitié de cette population a moins de 15 ans et, à plus de 70%, les Nigériens ont moins de 25-35 ans.. Les politiques mises en œuvre, en ce qui concerne la jeunesse, doivent tourner de toute évidence selon lui,  autour des questions de formation et de premier emploi, qui sont à même de fédérer la vaste majorité des jeunes du Niger, sans distinction de catégories sociales et autres. Un leadership de la jeunesse doit prendre en charge de telles questions, pour créer une plate-forme citoyenne des jeunes en usant des ressources systémiques ou externes disponibles au Niger. En mettant en œuvre une stratégie pertinente, la mobilisation citoyenne des jeunes pourra ainsi conférer à la question de la jeunesse au Niger l’importance politique prioritaire qui lui revient a t- il conclu.  Propos recueillis
     

                                                                                                Mamane KakaTouda


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