• Participation politique des jeunes au Niger

    Alternative et Rosa Luxemburg s’y investissent.

    Au Niger, la participation politique des jeunes est une problématique qui est au cœur des préoccupations des analystes, des chercheurs, des acteurs de la société civile , de certains partenaires au développement et rarement une préoccupation des politiques. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la configuration de toutes les instances des partis politiques, il serait difficile de voir un jeune occuper un poste acceptable. Pire, quand on regarde au niveau des instances locales ou nationales, la situation est encore dramatique. Cette situation doit changer pour permettre à la jeunesse de faire sa promotion avant qu’elle ne se transforme en une véritable révolution. De nos jours, les jeunes même prennent conscience en se rendant compte qu’ils sont utilisés comme a-t-on coutume de le dire comme du «  bétail électoral ». Ces jeunes pour la plus part animent les sièges des partis à l’approche ou lors des élections et reçoivent en contre partie quelques grammes de thé, des tee- shirt ou autres gadgets. Tout ça pour donner leurs voix aux politiciens. Après, ils sont oubliés, exclus des instances décisionnelles.

    En réponse à cette préoccupation qui constitue un véritable casse tête au Niger, majoritairement composé de jeunes (plus de 65% de la population), des organisations de la société civile comme Alternatives Espaces-Citoyens avec l’appui financier de la fondation Rosa de Luxembourg tentent d’apporter leur pierre à l’édifice en incitant la jeunesse à la prise de conscience afin que leur voix soit entendue. Ainsi, plusieurs activités de formation allant des séminaires sur la participation politique des jeunes, des conférences publiques sur la démocratie et la gouvernance, des forums citoyens radiophoniques et sans oublier le forum national des jeunes ont été organisées au courant des années 2014 et 2015 afin de susciter un changement à travers une participation politique de la jeunesse. Les toutes dernières activités organisées sont entre autres l’atelier de formation des jeunes tenu du 18 au 19 avril 2014 au siège du SNAD (syndicats des agents de douanes) sur le thème « Participation politique des jeunes ». Cet atelier a regroupé à Niamey des jeunes issus des organisations des jeunes et des partis politiques ainsi que des étudiants, tous venus d’Agadez, Diffa, Zinder . Puis ce fut le forum citoyen radiophonique organisé à Tahoua dans en mai 2015 et qui a porté sur le thème : « Elections générales de 2016 : quelles attentes des jeunes ? ». En marge de ces activités, des jeunes collégiens et lycéens dont une bonne partie a atteint l’âge de la majorité c'est-à-dire l’âge moyen requis pour être électeurs ont voulu répondre à nos questions. Parmi eux, Iboun-Yamine H. Hamadou, élève au CES Saga. Pour lui, beaucoup de jeunes scolaires comme lui, ont atteint l’âge de la majorité, mais sont exclus de la politique. selon lui, « il faut traiter le problème à la base en formant et en informant les jeunes scolaires sur les enjeux de la participation politique et d’organiser les sessions de formation en dehors des heures de cours ». Ahmet Abba Mallam du même établissement, pense presque la même chose que son collègue. Pour lui, la jeunesse est oubliée par les politiciens. « Il est important dit –il de conscientiser la jeunesse sur son rôle et sa place dans la construction de la démocratie ». Ces quelques propos recueillis, montrent que les jeunes nigériens sont désormais bien conscients qu’ils constituent une force mais qu’ils sont manipulés et exclus des instances décisionnelles. Il revient donc à eux de participer à la vie politique du pays en occupant leur place et en jouant le rôle qui est le leur !

                                                                  Seyni Yayé Maimouna


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