• Pas de place pour les jeunes filles !

    Implication des jeunes dans le processus budgétaire du troisième arrondissement communal de Niamey

    Le budget annuel de la commune 3 est élaboré conformément à l’article 30 du code général des collectivités territoriales ; il est censé, dans la mesure du possible, refléter les attentes de l’ensemble des populations. Ce qui n’est pas le cas dans la réalité, selon les jeunes. 

    Articulé en 8 chapitres, le budget de l’arrondissement communal pour l’exercice 2013 est à plus de 60% destiné  à faire fonctionner la structure communale; Seul 3,35% sont  consacrés  à la rubrique jeunesse, sport et culture. Ces fonds sont supposés servir pour entretenir les squares et jardins publics, et pour organiser des activités culturelles et sportives. Malheureusement, les seules activités sportives organisées sont les tournois de grandes vacances (TGV) au profit des jeunes garçons dans le domaine du football. La lutte traditionnelle, seul patrimoine culturel en matière de sport, quant à elle, passe sous silence. Les jeunes filles hélas, ne trouvent pas leur place. Chose plus grave, le budget de fonctionnement de l’arrondissement en question est exécuté à plus de 80% pendant que le taux d’exécution du budget supposé être au profit des jeunes, peine à atteindre le seuil de 40%. Quant au processus d’élaboration du budget, il est, selon Monsieur A. Tinni, Maire du troisième arrondissement communal de Niamey « transparent et participatif ». Ce que contestent les jeunes que nous avons rencontrés. Un d’entre eux qui a requis l’anonymat explique : « les jeunes ne sont nullement impliqués dans un quelconque processus budgétaire, ils n’en sont pas informés, ne connaissent  ni la date d’élaboration du budget, ni le processus par lequel il est élaboré, ni quand il est voté ; bref ils ignorent  tout ». 
    Selon Karim, un jeune d’un des quartiers de la commune « le budget n’est pas transparent   c’est plutôt un tabou. On n’informe personne »… Ce que récuse le maire : « on ne peut tenir un conseil sans l’annoncer à travers une banderole… En plus, il y’a un guichet unique et un bureau des Ongs et associations. Nous faisons donc tout pour informer la jeunesse, mais malheureusement les jeunes ne viennent pas, ils préfèrent rester dans leurs fadas », soutient- il.

                                                                     Seyni Yayé Maimouna et Moumouni Oumou
                                                                                      
      


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